Lam et Théo, les deux coccinelles
inséparables, avaient un secret qu’elles rêvaient de partager avec qui bon voulait l’entendre. Toi qui nous écoutes, peut-être le connais-tu déjà …? Elles désiraient apprendre
le langage des hommes pour leur dévoiler ce secret, le secret du temps. Mais comment faire ?
Elles étaient déterminées à trouver une solution. Leurs amies, les bêtes du monde de l’infiniment petit,
allaient certainement pouvoir les aider …
Les feuilles mortes de l’automne avaient recouvert le sol frais de ce mois de Novembre. Lam et Théo
volaient parmi les arbres dénudés de la forêt quand elles aperçurent Bousy le scarabée, poussant sa boule de bouse avec ses larges pattes noir verdâtre :
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Bonjour Bousy ! dirent-elles en cœur.
Peu ravi d’être dérangé dans sa
tache, il poursuivi son chemin sans même les regarder.
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Attends-nous, relança Théo, sais-tu comment nous pouvons apprendre le langage des hommes ?
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Le langage des hommes ? s’interrogea Bousy sans s’arrêter. Personne ne pourra vous aider voyons ! Ce n’est pas
possible, jamais un insecte n’a parlé leur langage et puis, mieux vaut ne pas les approcher. Maintenant allez-vous en, j’ai du travail et il disparu sous le feuillage rougeâtre d’un vieux
châtaignier.
Cette réponse décevante ne les avait pourtant pas démoralisées. Elles reprirent leur vol en direction
d’un jardin et se posèrent sur une rose parfumée que butinait Suzie l’abeille.
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Bonjour Suzie, pourrais-tu nous apprendre à communiquer avec les hommes ? lui demanda Lam.
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Oh mes enfants ! Malheureusement je ne sais pas comment faire et croyez moi j’aimerais beaucoup leur dire deux mots à ceux-la ! Vous savez, nous les
abeilles, nous sommes fragiles et nous ne résistons pas aux produits toxiques qu’ils répandent sur leurs cultures, bientôt nous devrons quitter notre ruche faute d’ouvrières.
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Dès que nous saurons parler nous leur expliquerons tout le mal qu’ils vous font ! assura Lam, émue par les propos de Suzie.
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Oh merci, merci mille fois. J’ai encore beaucoup à faire alors à bientôt mes amies et bon courage dit l’abeille en s’envolant vers une autre rose.
Plus loin, elles croisèrent Néo l’escargot avec sa maison sur le dos. Il s’en allait lentement
entre les herbes folles qui le protégeaient du soleil radieux.
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Bonjour Lam, bonjour Théo, quel bon vent vous amène ?
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Nous aimerions communiquer avec les hommes, sais-tu comment nous pouvons faire ? répondit Théo.
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Surtout pas mes enfants ! Ne vous approchez pas d’eux, s’ils vous voient ils vous mangeront comme ils nous mangent. Certains hommes nous ramassent, nous
cuisinent et nous dégustent et en plus ils adorent ça … !
Néo avait à peine fini sa phrase
qu’on ne voyait déjà plus que le bout de ses antennes sortir de sa coquille. Refroidies par ces paroles horribles, Lam et Théo s’échappèrent à leur tour, découragées de ne pas avoir trouvé de
solution. Les hommes étaient-ils aussi méchants que ce que laissaient croire leurs amis ?
Abattues,
elles se laissaient porter par la bise automnale quand elles arrivèrent aux portes d’un beau et grand manoir que les rayons du soleil enveloppaient. Théo entendit une voix étrange s’échapper de
l’une des fenêtres entrouverte ...